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Manuscrit d'Al-Suli 840 ap. J.C.

Solution : 1.Ch5+! TxC forcé 2.Txg6+!! RxT forcé 3.Te6 Mat.
Plusieurs légendes font remonter l'histoire de l'échiquier à l'antiquité.
Selon l'une d'elle 500 ans avant J.C. Bouddha prêchait contre la pratique du jeu d'échecs le dimanche.
D'après une autre le grec Palamède aurait inventé le jeu pendant la guerre de Troie pour donner un loisir aux soldats.
Une rumeur prétend que l'inventeur de l'échiquier est Sissa, un sage oriental. Il aurait ainsi réussi à distraire un roi neurasthénique qui, voulant le remercier lui o rit de choisir lui-même une récompense. Alors Sissa aurait choisi : Il me faudrait un peu de blé. C'est parfait Sissa, mais combien en veux-tu donc ? Voilà : vous placerez un grain de blé sur la première case d'un échiquier, puis deux sur la deuxième case, quatre grains sur la troisième, huit sur la quatrième, et ainsi de suite jusqu'à la soixante-quatrième en doublant à chaque fois le nombre de grains. Le roi fut surpris et amusé par une demande aussi modeste. En fait quand on fit les comptes on s'aperçut qu'il faudrait offrir bien plus qu'un sac de blé : exactement 18 quintillions de grains, ce qui représente un tas grand comme la France et d'une hauteur d'un mètre !
Les historiens s'accordent maintenant pour admettre que les échecs sont d'origine du nord de l'Inde, au cinquième siècle de notre ère.
Le jeu de l'époque s'appelait le Chaturanga, ce qui signi e Quatre rois .
Le Chaturanga se jouait à quatre partenaires sur un échiquier de 64 cases de même couleur. Des dés désignaient la pièce à jouer impérativement : roi, cavalier, char, ministre, éléphant ou fantassin.
L'idée révolutionnaire de supprimer les dés, pour éliminer le hasard du jeu, se répandit progressivement. Le deuxième progrès consista à réduire le nombre de joueurs à deux.
Le Chatarunga commença à ressembler au jeu actuel. Il émigra vers le Japon pour devenir le Shogi, et vers la Perse.
Dans les années 550 plusieurs écrits mentionnent l'existence du Chatrang (nom persan pour le Chatarunga).
En 638 les Persans furent envahis par les armées arabes du calife Omar. Le Chatrang qui se transforme en Chatrandj, prononciation arabe, va désormais se répandre en suivant les conquêtes de l'Islam.
La contribution des Arabes au développement et à l'étude du jeu fut immense. En 842, Al-Adli écrivit le Livre des échecs. Néanmoins l'étude des échecs était contrariée par un texte de Mahomet qui interdisait toute reproduction d'image des êtres animés. C'est ainsi que furent inventées les pièces stylisées qui n'ont que peu de ressemblance avec des éléphants, des fantassins, ou des ministres.
Depuis la Perse les Arabes répandirent le jeu dans toute l'Afrique du Nord, puis en Espagne et au Portugal. Alors un grand progrès fut fait : l'échiquier fut décomposé en 32 cases blanches et autant de noires.
Les nobles allaient faire des échecs leur distraction favorite. On jouait maintenant à la cour de Charlemagne et de Frédéric II d'Allemagne, ainsi que chez les rois scandinaves.
Après une longue période d'obscurentisme moyenâgeux, au quinzième siècle, naissent les échecs modernes : les pièces allaient avoir les noms et les marches des pièces actuelle.
Le ministre des Indiens, devenu vizir chez les Arabes, puis fers en Europe de l'Est devient la dame. Ses pouvoirs sont multipliés. L'éléphant, devenu alfil, se nomme maintenant le fou qui possède les diagonales. Le fantassin est transformé en pion.
L'invention de l'imprimerie allait amener une multiplication d'ouvrages sur les échecs : Lucena publie en 1485 son célèbre Manuscrit de Göttingen qui contient des principes encore valables aujourd'hui.