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Voyez cet oiseau sur la branche, il semble toujours prêt à s’envoler ; l’imagination est de même. Toujours emportée par le tourbillon du sang et des esprits ; une onde fait une trace, effacée par celle qui suit ; l’âme court après, souvent en vain, il faut qu’elle s’attende à regretter ce qu’elle n’a pas assez vite fixé : et c’est ainsi que l’imagination, véritable image du temps, se détruit et se renouvelle sans cesse.

Knoppix User 2003-05-29