Il n'est pas plus nécessaire d'être aussi grand
physionomiste que cet auteur, pour deviner la qualité de l'esprit par la figure
ou la forme des traits, lorsqu'ils sont marqués jusqu'à un certain point, qu'il
ne l'est d'être grand médecin, pour connaître un mal accompagné de tous ses
symptômes évidents. Examinez les portraits de Locke, de Steele, de
Boerhaave, de Maupertuis, etc., vous ne serez point surpris de leur trouver
des physionomies fortes, des yeux d'aigle. Parcourez-en une infinité d'autres,
vous distinguerez toujours le beau du grand génie, et même souvent
l'honnête homme du fripon. On a remarqué, par exemple, qu'un poète
célèbre réunit (dans son portrait) l’air d’un filou avec le feu de Prométhée.
Knoppix User
2003-05-29