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L'opium a trop de rapport avec le sommeil qu'il procure, pour ne pas le placer ici. Ce remède enivre, ainsi que le vin, le café, etc., chacun à. sa manière, et suivant sa dose. Il rend l'homme heureux dans un état qui semblerait devoir être le tombeau du sentiment, comme il est l'image de la mort. Quelle douce léthargie ! L'âme n'en voudrait jamais sortir. Elle était en proie aux plus grandes douleurs; elle ne sent plus que le seul plaisir de ne plus souffrir et de jouir de la plus charmante tranquillité. L'opium change jusqu'à la volonté ; il force l'âme, qui voulait veiller et se divertir, d'aller se mettre au lit malgré elle. Je passe sous silence l'histoire des poisons.

Knoppix User 2003-05-29