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Autant de tempéraments, autant d'esprits, de caractères et de m\oeurs différentes. Galien même a connu cette vérité, que Descartes, et non Hippocrate, comme le dit l'auteur de l'Histoire de l'Ame, a poussée loin, jusqu'à dire que la médecine seule pouvait changer les esprits et les moeurs avec le corps. Il est vrai que la mélancolie, la bile, le flegme, le sang, etc., suivant la nature, l'abondance et la diverse combinaison de ces humeurs, de chaque homme font un homme différent.

Knoppix User 2003-05-29