Voyons l’homme dans et hors de sa coque; examinons
avec un microscope les plus jeunes embryons, de 4, de 6, de 8 ou de 15
jours ; après ce temps les yeux suffisent. Que voit-on ? la tête seule ; un petit
oeuf rond avec deux points noirs qui marquent les yeux. Avant ce temps,
tout étant plus informe, on n’aperçoit qu’une pulpe médullaire, qui est le
cerveau, dans lequel se forme d’abord l’origine de nerfs ou le principe du
sentiment, et le c
ur qui a déjà par lui-même dans cette pulpe la faculté de
battre : c’est le punctum saliens de Malpighi, qui doit peut-être déjà une
partie de sa vivacité à l’influence des nerfs. En suite, peu à peu, on voit la tête
allonger le col, qui en se dilatant forme d’abord le thorax, où le c
ur a déjà
descendu, pour s’y fixer; après quoi vient le bas-ventre qu’une cloison (le
diaphragme) sépare. Ce dilatations donnent l’une les bras, les mains, les
doigts, les ongles et les poils ; l’autre les cuisses, les jambes, lès pieds, etc.,
avec la seule différente de situation qu’on leur connaît, qui fait l’appui et le
balancier du corps. C’est une végétation frappante. Ici ce sont des cheveux
qui couvrent le sommet de nos têtes, là ce sont des feuilles et des fleurs ;
partout brille le même luxe de la Nature ; et enfin l’esprit recteur des plantes
est placé où nous avons notre âme, cette autre quintessence de l’homme.
Knoppix User
2003-05-29