Elles sont à mes yeux toutes réparées par ce grand aveu.
Car enfin, quoi qu’il chante sur la distinction des deux substances, il est
visible que ce n’est qu’un tour d’adresse, une ruse de style, pour faire avaler
aux théologiens un poison caché à l’ombre d’une analogie qui frappe tout le
monde, et qu’eux seuls ne voient pas. Car c’est elle, c’est cette forte analogie
qui force tous les savants et les vrais juges d’avouer que ces êtres fiers et
vains, plus distingués par leur orgueil que par le nom d’hommes, quelque
envie qu’ils aient de s’élever, ne sont au fond que des animaux et des
machines perpendiculairement rampantes. Elles ont toutes ce merveilleux
instinct, dont l’éducation fait de l’esprit, et qui a toujours son siège dans le
cerveau, et, à son défaut, comme lorsqu’il manque ou est ossifié, dans la
moelle allongée, et jamais dans le cervelet ; car je l’ai vu considérablement
blessé, d’autres7 l’ont trouvé
squirreux, sans que l’âme cessât de faire ses fonctions.
Knoppix User
2003-05-29