DJALÂL UD-DÎN RÛMI 1207 - 1273
hlh Le PI@NOTYPE 2002
Des Indous avaient amené un éléphant; ils l’exhibèrent dans une maison obscure. Plusieurs personnes entrèrent, une par une, dans le noir, afin de le voir. Ne pouvant le voir des yeux, ils le tâtèrent de la main. L’un posa la main sur sa trompe; il dit « Cette créature est telle un tuyau d’eau. » L’autre lui toucha l’oreille elle lui apparut semblable à un éventail. Lui ayant saisi la jambe, un autre déclara : « L’éléphant a forme de pilier. » Après lui avoir posé la main sur le dos, un autre dit « En vérité, cet éléphant est comme un trône. » De même, chaque fois que quelqu’un entendait une description de l’éléphant, il la comprenait d’après la partie qu’il avait touchée. Leurs affirmations variaient selon ce qu’ils avaient perçu : l’un l’appelait dal, l’autre alif. Si chacun d’eux avait été muni d’une chandelle, leurs paroles n’auraient pas différé. L’