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    pdftitle={Parabole de l'\'el\'ephant},
    pdfauthor={\textcopyright\ Shitao},
    pdfkeywords={PHILOSOPHIE RELIGION SOUFISME},
    pdfcreator={LaTeX - HYPERREF package}}
 
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\begin{document}
 
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\title{Parabole de l'\'Eléphant}
\author{\sc Djalâl ud-Dîn Rûmi 1207 -- 1273}
\date{\textcopyright\ {\fontfamily{hlh}\selectfont\ Le
PI@NOTYPE 2002}}
 
\maketitle 
 
Des Indous avaient amené un éléphant; ils l’exhibèrent dans une maison obscure.
 
Plusieurs personnes entrèrent, une par une, dans le noir, afin de le voir.
 
Ne pouvant le voir des yeux, ils le tâtèrent de la main.
 
L’un posa la main sur sa trompe; il dit « Cette créature est telle un tuyau d’eau. »
 
L’autre lui toucha l’oreille elle lui apparut semblable à un éventail.
 
Lui ayant saisi la jambe, un autre déclara : «  L’éléphant a forme de pilier. »
 
Après lui avoir posé la main sur le dos, un autre dit « En vérité, cet éléphant est comme un trône. »
 
De même, chaque fois que quelqu’un entendait une description  de l’éléphant, il la comprenait d’après la partie qu’il avait touchée.
 
Leurs affirmations variaient selon ce qu’ils avaient perçu : l’un l’appelait {\it dal}, l’autre {\it alif}.
 
Si chacun d’eux avait été muni d’une chandelle, leurs paroles n’auraient pas différé.
 
L’\oe il de la perception est aussi limité que la paume de la main qui ne pouvait cerner la 
totalité de l’éléphant.
 
L’\oe il de la mer est une chose, l’écume en est une autre ; délaisse l’écume et regarde avec l’\oe il de la mer.
 
Jour et nuit, provenant de la mer, se meuvent les flocons d’écume; tu vois l’écume, non la mer. Que c’est étrange !
 
Nous nous heurtons les uns contre les autres comme des barques; nos yeux sont aveuglés; l’eau est pourtant claire.
 
 
\^O toi qui t’es endormi dans le bateau du corps, tu as vu l’eau ; contemple l’Eau de l’eau.
 
L’eau a une Eau qui la pousse, l’esprit un Esprit qui l’appelle.
 
\end{document}