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\hypersetup{
        pdftitle={Histoire de l'echiquier},
        pdfsubject={Histoire du jeu d'échecs},
        pdfauthor={Patrice GUERPILLON},
        pdfkeywords={ECHECS ECHIQUIER HISTOIRE JEU},
        pdfcreator={LaTeX - HYPERREF package}}  
 
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\begin{document}
\selectlanguage{french}
 
\title{Histoire de l'échiquier}
\author{Patrice {\sc Guerpillon} d'après N. {\sc Giffard} et A. {\sc Biénarbe} \footnote{Le guide des échecs
-- Traité complet -- Robert {\sc Laffont} 1998}}
\date{\textcopyright\ {\fontfamily{hlh}\selectfont\ Le PI@NOTYPE 2002}}
 
\maketitle
 
\vfill 
 
\begin{center}
\color{blue}
\board{ * * *K*}
      {* *r* *r}       
      { * * kn*}
      {* * *p* }
      { * * P *}
      {* * * N }
      { * * * *}
      {* * R R }
Manuscrit d'{\sc Al-Suli} --- 840 ap. J.C.
\[ \showboardwithnotation \]
Problème : les blancs jouent et font mat en 3 coups.
\footnote{Solution :  
\rotatebox{180}{1.Ch5+! TxC forcé ---
2.Txg6+!! RxT forcé ---
3.Te6 Mat.}}
\end{center}
 
\color{black}
\begin{multicols}{2}
 
\setlength{\columnsep}{10pt}
 
\section*{L'antiquité}
Plusieurs légendes font remonter l'histoire de l'échiquier à l'antiquité.
 
Selon l'une d'elle <<500 ans avant J.C. {\sc Bouddha} prêchait contre la pratique du jeu d'échecs
le dimanche.>>
 
D'après une autre le grec {\sc Palamède} aurait inventé le jeu pendant la guerre de Troie pour
donner un loisir aux soldats.
 
Une rumeur prétend que l'inventeur de l'échiquier est {\sc Sissa}, un sage oriental. Il aurait
ainsi réussi à distraire un roi neurasthénique qui, voulant le remercier lui offrit de choisir
lui-même une récompense. Alors Sissa aurait choisi : <>
Le roi fut surpris et amusé par une demande aussi modeste. En fait quand on fit les comptes 
on s'aperçut qu'il faudrait offrir bien plus qu'un sac de blé : exactement 18 quintillions
de grains, ce qui représente un tas grand comme la France et d'une hauteur d'un mètre !
 
\section*{L'Inde au cinquième siècle}
Les historiens s'accordent maintenant pour admettre que les échecs sont d'origine du nord de l'{\sc Inde}, 
au cinquième siècle de notre ère.
 
Le jeu de l'époque s'appelait le {\it Chaturanga}, ce qui signifie <>.
 
Le Chaturanga se jouait à quatre partenaires sur un échiquier de 64 cases de même couleur.
Des dés désignaient la pièce à jouer impérativement : roi, cavalier, char, ministre, éléphant 
ou fantassin.
 
L'idée révolutionnaire de supprimer les dés, pour éliminer le hasard du jeu, se répandit progressivement.
Le deuxième progrès consista à réduire le nombre de joueurs à deux.
 
Le Chatarunga commença à ressembler au jeu actuel. 
Il émigra vers le {\sc Japon} pour devenir le {\it Shogi}, et vers la {\sc Perse}.
 
\section*{Voyage en Iran} 
Dans les années 550 plusieurs écrits mentionnent l'existence du {\it Chatrang} (nom persan 
pour le Chatarunga).
 
En 638 les Persans furent envahis par les armées arabes du calife {\sc Omar}.
Le Chatrang qui se transforme en {\it Chatrandj}, prononciation arabe, va désormais 
se répandre en suivant les conquêtes de l'{\sc Islam}.
 
\section*{Mahomet est réticent}
La contribution des Arabes au développement et à l'étude du jeu fut immense.
En 842, {\sc Al-Adli} écrivit le {\it Livre des échecs}.
Néanmoins l'étude des échecs était contrariée par un texte de {\sc Mahomet} 
qui interdisait toute reproduction d'image des êtres animés.
C'est ainsi que furent inventées les pièces stylisées qui n'ont que peu de 
ressemblance avec des éléphants, des fantassins, ou des ministres.
 
\section*{La conquête de l'Europe}
Depuis la {\sc Perse} les Arabes répandirent le jeu dans toute l'{\sc Afrique} du Nord, 
puis en {\sc Espagne} et au {\sc Portugal}.
Alors un grand progrès fut fait : l'échiquier fut décomposé en 32 cases blanches 
et autant de noires.
 
Les nobles allaient faire des échecs leur distraction favorite.
On jouait maintenant à la cour de {\sc Charlemagne} et de Frédéric II d'{\sc Allemagne}, 
ainsi que chez les rois scandinaves.
 
\section*{L'échiquier moderne}
Après une longue période d'obscurentisme moyenâgeux, au quinzième siècle, naissent les 
échecs modernes : les pièces allaient avoir les noms et les marches des pièces actuelles.
 
Le ministre des Indiens, devenu <> chez les Arabes, puis <> en {\sc Europe} 
de l'{\sc Est} devient la dame. Ses pouvoirs sont multipliés.
L'éléphant, devenu <>, se nomme maintenant le fou qui possède les diagonales.
Le fantassin est transformé en pion.
 
L'invention de l'imprimerie allait amener une multiplication d'ouvrages sur les échecs : 
{\sc Lucena} publie en 1485 son célèbre {\it Manuscrit de Göttingen} qui contient 
des principes encore valables aujourd'hui. 
 
 
\end{multicols}
 
\end{document}