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<!--translated from article2.tex, on 2003-08-30 14:49:00,  
by TeX4ht (http://www.cis.ohio-state.edu/~gurari/TeX4ht/mn.html) xhtml,docbook,refcaption --> 
 <article>
<articleinfo>
                                                                                       

                                                                                       
<title>La m&#x00E9;moire du texte&#x00A0;:
antiquit&#x00E9; et modernit&#x00E9;</title>
<author><othername>Patrice GUERPILLON</othername></author>
<date><graphic 
fileref="article20x.gif"></graphic>                                                                                    &#x00A0;&#x00A0;Le
PI@NOTYPE 2002</date>
   </articleinfo>
   <abstract>
<title>
R&#x00E9;sum&#x00E9;</title>
     <!--l. 41--><para>Jusqu&#8217;&#x00E0;  l&#8217;invention  du  livre  imprim&#x00E9;,  la  p&#x00E9;rennit&#x00E9;  des  textes  a  essentiellement  repos&#x00E9;  sur
     l&#8217;exercice de la m&#x00E9;moire individuelle. La m&#x00E9;thode mn&#x00E9;motechnique dite des <emphasis role="it">lieux de m&#x00E9;moire</emphasis>
     &#x00E9;tait tr&#x00E8;s r&#x00E9;pandue. L&#8217;imprimerie a longtemps &#x00E9;clips&#x00E9; cet art antique de la m&#x00E9;moire. Pourtant
     l&#8217;ordinateur d&#8217;aujourd&#8217;hui est le lieu de rencontre de ces deux architectures de la m&#x00E9;moire.
</para></abstract>
                                                                                       

                                                                                       
                                                                                       <section role="flushright"><title/>
<!--l. 53--><para> <emphasis role="it">Il y a un lien secret
<!--br role="newline" /-->entre l&#8217;antiquit&#x00E9; et la modernit&#x00E9;.</emphasis>
</para><!--l. 55--><para>Pierre LEROUX (Paris 1797-1871)
</para><!--l. 58--><para><emphasis role="it">O, what a tangled web we weave
<!--br role="newline" /-->When first we practise to deceive !</emphasis>
</para><!--l. 59--><para>Sir Walter SCOTT, Marmion 6:17 (1808)
</para><!--l. 62--><para><emphasis role="it">O, what a tangled WEB we weave
<!--br role="newline" /-->when TE X&#x00A0;we practise to conceive !</emphasis>
</para><!--l. 63--><para>Richard PALAIS (1982)
</para></section>
   <!--l. 71--><section 
role="section"><title><abbrev role="title-mark">1</abbrev><anchor 
    id="x1-10001"  ></anchor>Les lieux de m&#x00E9;moire</title>
   <!--l. 72--><para><equation><graphic 
fileref="article21x.gif"></graphic></equation>A p&#x00E9;rennit&#x00E9; des textes a longtemps repos&#x00E9;
    sur la m&#x00E9;moire des hommes. Cette facult&#x00E9;,
consid&#x00E9;r&#x00E9;e du temps de la Gr&#x00E8;ce antique comme la
m&#x00E8;re des arts, fut l&#8217;objet d&#8217;&#x00E9;tudes, de trait&#x00E9;s et
d&#8217;enseignement. La m&#x00E9;thode mn&#x00E9;motechnique dite
des <emphasis role="it">lieux de m&#x00E9;moire</emphasis> s&#8217;est transmise et am&#x00E9;lior&#x00E9;e
jusqu&#8217;&#x00E0; l&#8217;invention du livre imprim&#x00E9; <citation>[<xref 
  linkend="XBoorstin"  />1]</citation>.
</para><!--l. 80--><para>   La m&#x00E9;thode des <emphasis role="it">lieux de m&#x00E9;moire</emphasis> repose sur   l&#8217;association de lieux <emphasis role="it">(loci)</emphasis> &#x00E0; des images mentales
  <emphasis role="it">(imagines)</emphasis>&#x00A0;: on d&#x00E9;pose mentalement, en un lieu choisi,
  une image &#x00E9;voquant l&#8217;entit&#x00E9; &#x00E0; m&#x00E9;moriser
  (texte entier ou p&#x00E9;ricope). L&#8217;&#x00E9;vocation du lieu
  et de l&#8217;image permet ult&#x00E9;rieurement le rappel
  de l&#8217;&#x00E9;l&#x00E9;ment m&#x00E9;moris&#x00E9;. L&#8217;invention de ce
  proc&#x00E9;d&#x00E9; est attribu&#x00E9; au po&#x00E8;te grec SIMONIDE DE
  C&#x00E9;OS<anchor 
    id="dx1-1001"  ></anchor> (556-468 ? avant J.C.).
  </para><!--l. 89--><para>      QUINTILIEN (35-95 ? apr&#x00E8;s J.C.), ma&#x00EE;tre latin
  de la rh&#x00E9;torique, d&#x00E9;veloppe cette m&#x00E9;thode en y
  introduisant une composante architecturale&#x00A0;: les
                                                                                       

                                                                                       
<emphasis role="it">imagines</emphasis> seront d&#x00E9;pos&#x00E9;es dans les <emphasis role="it">loci</emphasis> d&#8217;un
b&#x00E2;timent dans lequel on se d&#x00E9;place mentalement.
<anchor 
    id="dx1-1002"  ></anchor>
</para><!--l. 95--><para>   En 1491, Pierre de RAVENNE publie <emphasis role="bf">Phoenix, sive
Artificiosa Memoria</emphasis> dans lequel il affirme que les
meilleurs <emphasis role="it">loci</emphasis> sont dans les &#x00E9;glises d&#x00E9;sertes.<anchor 
    id="dx1-1003"  ></anchor>
</para><!--l. 100--><para>   Les d&#x00E9;tenteurs de cet art de la m&#x00E9;moire seraient
parvenus &#x00E0; b&#x00E2;tir des &#x00E9;difices aux dimensions
monumentales. Pierre de RAVENNE, par exemple,
s&#8217;est dit capable de r&#x00E9;citer deux cents discours de
Cic&#x00E9;ron, l&#8217;ensemble du droit canon et vingt mille
points du droit civil.
</para><!--l. 107--><para>   Cependant, l&#8217;architecture de ces &#x00E9;difices savants,
<emphasis role="it">cath&#x00E9;drales invisibles</emphasis>, est personnelle, subjective,
secr&#x00E8;te.
   </para></section><!--end section--><!--l. 111--><section 
role="section"><title><abbrev role="title-mark">2</abbrev><anchor 
    id="x1-20002"  ></anchor>Une nouvelle architecture</title>
<!--l. 112--><para>   Selon Daniel BOORSTIN, <anchor 
    id="dx1-2001"  ></anchor>la diffusion du livre
imprim&#x00E9; aurait contribu&#x00E9; &#x00E0; la disparition de l&#8217;art de
b&#x00E2;tir des <emphasis role="it">cath&#x00E9;drales invisibles</emphasis>.
</para><!--l. 117--><para>   De fait, la page imprim&#x00E9;e deviendra le module de
nouveaux &#x00E9;difices de m&#x00E9;moire.
</para><!--l. 120--><para>   L&#8217;&#x00E9;volution de l&#8217;impression des textes, des textes
sacr&#x00E9;s notamment, t&#x00E9;moigne de l&#8217;&#x00E9;mergence d&#8217;une
nouvelle architecture devenant progressivement visibleet intersubjective.
    </para><!--l. 124--><section 
role="subsection"><title><abbrev role="title-mark">2.1</abbrev><anchor 
    id="x1-30002.1"  ></anchor>La segmentation du texte</title>
 <!--l. 125--><para>      Ayant pour objectif premier de reproduire fid&#x00E8;lement
 les manuscrits, les premiers imprimeurs n&#8217;ont pas
 apport&#x00E9; de modification &#x00E0; leur pr&#x00E9;sentation.
 </para><!--l. 129--><para>      L&#8217;&#x00E9;tude critique des textes bibliques men&#x00E9;e
 pendant la Renaissance semble &#x00EA;tre &#x00E0; l&#8217;origine de la
 segmentation moderne des textes <citation>[<xref 
  linkend="XFrey"  />3]</citation>.
    </para><!--l. 132--><section 
role="subsubsection"><title><abbrev role="title-mark">2.1.1</abbrev><anchor 
    id="x1-40002.1.1"  ></anchor>Les segmentations antiques</title>
 <!--l. 133--><para>      Les premiers manuscrits ne comportent pas d&#8217;espace
 entre les mots ; la ponctuation y est exceptionnelle
 <emphasis role="it">(scriptio continua)</emphasis>. Ils ne montrent aucune marque de
 division s&#x00E9;mantique. La segmentation du texte a
 longtemps ob&#x00E9;i &#x00E0; une seule contrainte&#x00A0;: la largeur des
 feuillets amenant le copiste &#x00E0; effectuer des retours &#x00E0;
 la ligne et &#x00E0; marquer des c&#x00E9;sures. Le texte est encore
 la transcription d&#8217;un r&#x00E9;cit oral dont la lin&#x00E9;arit&#x00E9; est
 artificiellement interrompue par les dimensions du
 support d&#8217;&#x00E9;criture.
  <emphasis role="it">La stichom&#x00E9;trie.</emphasis> La segmentation des textes en
      <emphasis role="it">stichos</emphasis>  est  observable  sur  certains  codices.
      Le  stichos  correspondait  &#x00E0;  une  une  ligne
                                                                                       

                                                                                       
     type &#x00E9;gale &#x00E0; la longueur d&#8217;un alexandrin.
                                           
                                                                                       

                                                                                       
     La segmentation d&#8217;un texte en stichos aurait
     servi
     d&#8217;une part &#x00E0; calculer le salaire des copistes,
     et d&#8217;autre part &#x00E0; contr&#x00F4;ler l&#8217;exactitude des
     copies  r&#x00E9;alis&#x00E9;es.  Il  existait  des  relev&#x00E9;s
     stichom&#x00E9;triques  indiquant  le  nombre  de
     stichoi  de  chaque  livre  biblique.  Ainsi,  on
     comptant les stichoi d&#8217;une copie on pouvait
     d&#x00E9;terminer si celle-ci comportait ou non des
     erreurs.
 <emphasis role="it">La  colom&#x00E9;trie.</emphasis>  Avec  la  colom&#x00E9;trie  appara&#x00EE;t
     une  disposition  du  texte  ob&#x00E9;issant  &#x00E0;  un
     crit&#x00E8;re              s&#x00E9;mantique.              Selon
     B.BOTTE, repris par FREY, &#171; la disposition
     colom&#x00E9;trique &#8211; per cola et commata &#8211; est
     au contraire une disposition qui regroupe en
     courtes lignes les mots qui doivent &#x00EA;tre unis
     dans  la  lecture.  Le  <emphasis role="bf">codex  de  Bezae</emphasis>  est  un
     des plus anciens manuscrits en colom&#x00E9;trie
     &#187;.  Le  texte  est  alors  divis&#x00E9;  en  strophes
     marqu&#x00E9;es  par  des  alin&#x00E9;as  dont  l&#8217;initiale
     d&#x00E9;borde dans la marge.
     </para><!--l. 167--><para>Certains    manuscrits    (<emphasis role="bf">Alexandrinus</emphasis>    et
     <emphasis role="bf">Vaticanus</emphasis>) disposent le texte en regroupant
     plusieurs        stophes        &#x00E0;        l&#8217;int&#x00E9;rieur             d&#8217;un chapitre (<emphasis role="it">capitula</emphasis> en latin, <emphasis role="it">kephalaion</emphasis>
            en grec). Les chapitres comportent des titres
            <emphasis role="it">titloi</emphasis> ou <emphasis role="it">tituli</emphasis> &#x00E9;tant soit plac&#x00E9;s au d&#x00E9;but
            de  chaque  section,  soit  group&#x00E9;s  en  t&#x00EA;te
            du  document  pour  en  former  le  sommaire.
            Quand  une  num&#x00E9;rotation  appara&#x00EE;t,  elle
            porte  sur  les  c&#x00E9;sures  plut&#x00F4;t  que  sur  les
            chapitres.
        </para></section><!--end subsubsection--><!--l. 177--><section 
role="subsubsection"><title><abbrev role="title-mark">2.1.2</abbrev><anchor 
    id="x1-50002.1.2"  ></anchor>La segmentation moderne</title>
  <!--l. 178--><para>      L&#8217;&#x00E9;tablissement de correspondances entre
  les livres composant la <emphasis role="bf">Bible</emphasis> est &#x00E0; l&#8217;origine de
  diff&#x00E9;rentes segmentations&#x00A0;: sections ammoniennes,
  canons d&#8217;EUS&#x00E8;BE, syst&#x00E8;me litt&#x00E9;ral de Hugues de
  SAINT-CHER, subdivisions saint chr&#x00E9;tiennes.
  </para><!--l. 186--><para>      Robert ESTIENNE <anchor 
    id="dx1-5001"  ></anchor>est l&#8217;auteur de la segmentation
  moderne de la <emphasis role="bf">Bible</emphasis> en chapitres et versets num&#x00E9;rot&#x00E9;s.
  C&#8217;est avec l&#8217;&#x00E9;dition de 1551 de son <emphasis role="bf">Nouveau
  Testament</emphasis> grec (le <emphasis role="bf">Textus Receptus</emphasis>) que s&#8217;imposera ce
  syst&#x00E8;me. La num&#x00E9;rotation est encore port&#x00E9;e dans la
  marge du texte. La segmentation st&#x00E9;phanienne,
  adopt&#x00E9;e d&#8217;abord par les communaut&#x00E9;s protestantes,
  est approuv&#x00E9;e par les catholiques en 1592. Elle est
  depuis lors la r&#x00E9;f&#x00E9;rence des ouvrages bibliques.
  </para><!--l. 196--><para>      L&#8217;insertion de la num&#x00E9;rotation dans le texte est
  due &#x00E0; Th&#x00E9;odore de B&#x00E8;ZE, en 1565. C&#8217;est &#x00E0; partir
                                                                                       

                                                                                       
de cette date que le livre pr&#x00E9;sente l&#8217;aspect logique et
visuel que nous lui connaissons&#x00A0;: utilisation de la
typographie pour mettre en valeur une segmentation
devenue s&#x00E9;mantique, hi&#x00E9;rachique et intersubjective.
</para><!--l. 203--><para>   Robert ESTIENNE et Th&#x00E9;odore de B&#x00E8;ZE ont
invent&#x00E9; l&#8217;architecture moderne du texte, donn&#x00E9;
forme aux nouveaux lieux de m&#x00E9;moire.
   </para></section><!--end subsubsection--></section><!--end subsection--></section><!--end section--><!--l. 208--><section 
role="section"><title><abbrev role="title-mark">3</abbrev><anchor 
    id="x1-60003"  ></anchor>Un lectionnaire contemporain</title>
<!--l. 209--><para>   En 1991, Donald E. KNUTH <anchor 
    id="dx1-6001"  ></anchor>a publi&#x00E9; <emphasis role="bf">3:16 BibleTexts Illuminated</emphasis> <citation>[<xref 
  linkend="XKnuth316"  />6]</citation>. Ce livre est un lectionnaire
 illustr&#x00E9; des versets 16, chapitres 3, des diff&#x00E9;rents
 livres de la <emphasis role="bf">Bible</emphasis>.
 </para><!--l. 214--><para>      Par ses sources l&#8217;ouvrage semble appartenir au
 pass&#x00E9;. Mais il est r&#x00E9;solument moderne. Texte et
 illustrations ont &#x00E9;t&#x00E9; enti&#x00E8;rement con&#x00E7;us sur des
 claviers et des &#x00E9;crans d&#8217;ordinateurs. KNUTH &#x00E0;
 compos&#x00E9; le texte avec TE X&#x00A0;dont il est l&#8217;inventeur. Les
 illustrations ont &#x00E9;t&#x00E9; r&#x00E9;alis&#x00E9;es par 60 calligraphes
 et typographes originaires de 26 pays au moyen d&#8217;un
 logiciel de cr&#x00E9;ation graphique d&#8217;ADOBE.
   </para><figure><title/><blockquote>
                                                                                       

                                                                                       
                                                                                       

                                                                                       
<!--l. 228--><para>                                                      <graphic width="284.52756pt" fileref="john316.eps" ></graphic>
<blockquote role="caption"><title role="caption"><anchor 
    id="x1-60021"  ></anchor>FIG.&#x00A0;1</title><para>Une calligraphie de Hermann ZAPF &#8212; 1991</para></blockquote>
<anchor 
    id="dx1-6003"  ></anchor>
                                                                                       

                                                                                       
   </para></blockquote></figure>
<!--l. 235--><para>   L&#8217;informaticien rend hommage aux architectes du livre.
Les ma&#x00EE;tres de l&#8217;art saluent l&#8217;informaticien.
</para><!--l. 238--><para>   L&#8217;&#x00E9;v&#x00E9;nement &#x00E9;ditorial que constitue cet ouvrage
t&#x00E9;moigne du fait qu&#8217;un lien demeure toujours entre
l&#8217;antiquit&#x00E9; et la modernit&#x00E9;.
   </para></section><!--end section--><!--l. 241--><section 
role="section"><title><abbrev role="title-mark">4</abbrev><anchor 
    id="x1-70004"  ></anchor>M&#x00E9;moires pour le futur</title>
<!--l. 242--><para>   De nouveaux &#x00E9;difices seront donc b&#x00E2;tis avec de
nouveaux outils. L&#8217;&#x00E9;cran de l&#8217;ordinateur et le
manuscrit &#x00E9;l&#x00E9;ctronique sont les &#x00E9;difices de
m&#x00E9;moire du futur.
   </para><!--l. 246--><section 
role="subsection"><title><abbrev role="title-mark">4.1</abbrev><anchor 
    id="x1-80004.1"  ></anchor>L&#8217;&#x00E9;cran de l&#8217;ordinateur</title>
<!--l. 247--><para>   Sur l&#8217;&#x00E9;cran de l&#8217;ordinateur les programmeurs ont
r&#x00E9;cemment implant&#x00E9; des interfaces graphiques
affichant fen&#x00EA;tres, ic&#x00F4;nes et boutons. Avec ces
&#x00E9;l&#x00E9;ments chacun peut b&#x00E2;tir une structure personnelle
donnant acc&#x00E8;s &#x00E0; une quantit&#x00E9; d&#8217;information
toujours plus grande. Les d&#x00E9;veloppements r&#x00E9;cents
de ces interfaces (simulation de d&#x00E9;placements dans
des espaces en trois dimensions) sugg&#x00E8;rent que l&#8217;art
de Simonide peut encore apporter une solution      pratique au probl&#x00E8;me pos&#x00E9; par l&#8217;accroissement des
  donn&#x00E9;es informatiques.
        </para></section><!--end subsection--><!--l. 260--><section 
role="subsection"><title><abbrev role="title-mark">4.2</abbrev><anchor 
    id="x1-90004.2"  ></anchor>Le manuscrit &#x00E9;l&#x00E9;ctronique</title>
  <!--l. 261--><para>      Lisibilit&#x00E9;, p&#x00E9;rennit&#x00E9; et universalit&#x00E9; des
  documents (programmes informatiques y compris) sont
  au c&#0339;ur des projets de l&#8217;informatique d&#8217;aujourd&#8217;hui.
  Les informaticiens proposent d&#x00E9;j&#x00E0; quelques
  solutions allant en ce sens. Plusieurs d&#8217;entre elles
  pr&#x00E9;sentent la caract&#x00E9;ristique d&#8217;utiliser des
  langages (et m&#x00E9;talangages) permettant de donner
  une description s&#x00E9;mantique et hi&#x00E9;rachique des
  textes.
    <emphasis role="it">SGML/XML.</emphasis> Invent&#x00E9; par Charles F. GOLDFARB
            <anchor 
    id="dx1-9001"  ></anchor>,   SGML   (Standardized   General   Markup
            Language) est une norme internationale (ISO
            8879:1986)  <citation>[<xref 
  linkend="XHerwijnen"  />5]</citation>.  Un  document  d&#x00E9;crit  avec
            SGML ne comporte aucune r&#x00E9;f&#x00E9;rence &#x00E0;
            une  presentation  visuelle  donn&#x00E9;e,  d&#8217;autre
            part  il  est  ind&#x00E9;pendant  de  tout  logiciel
            ou   mat&#x00E9;riel.   La   technique   des   <emphasis role="it">formes
            architecturales</emphasis>   et   des   <emphasis role="it">adresses   de   lieu</emphasis>
            permet  de  cr&#x00E9;er  des  liens  entre  plusieurs
                                                                                       

                                                                                       
     documents.
                                           
                                                                                       

                                                                                       
 <emphasis role="it">LATE X.</emphasis>   Utilisant   (comme   SGML)   la   technique
     du  <emphasis role="it">balisage  g&#x00E9;n&#x00E9;rique</emphasis>,  LATE X&#x00A0;donne  une
     description   s&#x00E9;mantique   et   hi&#x00E9;rarchique
     des documents <citation>[<xref 
  linkend="XLamport"  />8]</citation>. Toutefois le document est
     d&#x00E9;di&#x00E9;  au  logiciel  TE X&#x00A0;pour  lequel  Leslie
     LAMPORT a d&#x00E9;velopp&#x00E9; LATE X. <anchor 
    id="dx1-9002"  ></anchor>
 <emphasis role="it">WEB.</emphasis>  Syt&#x00E8;me  de  documentation  structur&#x00E9;e,
     WEB permet de construire et de documenter
     des                 programmes                 utilisant
     les  langages  informatiques  les  plus  vari&#x00E9;s
     <citation>[<xref 
  linkend="XKnuth-web"  />7]</citation>.  WEB,  initialement  mis  au  point  par
     Donald E. KNUTH <anchor 
    id="dx1-9003"  ></anchor>pour l&#8217;&#x00E9;criture de TE X&#x00A0;en
     PASCAL,  est  aujourd&#8217;hui  ind&#x00E9;pendant  de
     tout
     langage  particulier.  Un  programme  con&#x00E7;u
     avec  WEB  (programmation  litt&#x00E9;raire)  est
     trait&#x00E9;  comme  un  texte  &#x00E0;  part  enti&#x00E8;re&#x00A0;:
     segmentation  s&#x00E9;mantique  et  hi&#x00E9;rachique,
     r&#x00E9;f&#x00E9;rences   crois&#x00E9;es,   index,   table   des             mati&#x00E8;res, enrichissements typographiques.
    <emphasis role="it">TE X4ht.</emphasis>Ce programme d&#8217;Eitan GURARI <anchor 
    id="dx1-9004"  ></anchor>rend les
            documents         LATE X&#x00A0;ind&#x00E9;pendants         de
            TE X&#x00A0;.  LATE X&#x00A0;devient  un  m&#x00E9;talange  pouvant
            g&#x00E9;n&#x00E9;rer  diff&#x00E9;rent  langages  (dtd  HTML
            3.2, HTML 4, XHTML, TEI, DOCBOOK).
            <citation>[<xref 
  linkend="XGoosens"  />4]</citation><citation>[<xref 
  linkend="XPopineau"  />9]</citation>
        </para></section><!--end subsection--></section><!--end section--><!--l. 305--><section 
role="section"><title><abbrev role="title-mark">5</abbrev><anchor 
    id="x1-100005"  ></anchor>Conclusion</title>
  <!--l. 306--><para>      L&#8217;&#x00E9;cran de l&#8217;ordinateur et le manuscrit &#x00E9;lectronique
  sont des &#0339;uvres de la modernit&#x00E9;. Cependant,
  un lien demeure entre ces objets techniques &#8212;
  des plus sophistiqu&#x00E9;s de notre &#x00E9;poque &#8212; et le
  pass&#x00E9;&#x00A0;: l&#8217;&#x00E9;cran b&#x00E2;ti avec les interfaces graphiques
  m&#x00E9;tamorphose l&#8217;art antique de SIMONIDE, tandis que
  le manuscrit &#x00E9;lectronique renouvelle l&#8217;art de Robert
  ESTIENNE et Th&#x00E9;odore de B&#x00E8;ZE.
  </para><!--l. 315--><para>      L&#8217;ordinateur d&#8217;aujourd&#8217;hui est le lieu de recontre
  de ces deux architectures de la m&#x00E9;moire.
                                                                                       

                                                                                       
   </para></section><!--end section--><!--l. 321--><section 
role="likesection"><title><anchor 
    id="x1-110005"  ></anchor>R&#x00E9;f&#x00E9;rences</title>
     <simplelist role="bibliography"><member><!--l. 323--><abbrev role="biblioentry">
  [1]</abbrev><anchor 
    id="XBoorstin"  ></anchor>Daniel BOORSTIN. <emphasis>Les d&#x00E9;couvreurs</emphasis>, Seghers, 1986
     </member><member><!--l. 327--><abbrev role="biblioentry">
  [2]</abbrev><anchor 
    id="XDesgraupes"  ></anchor>Bernard DESGRAUPES. <emphasis>LATE X&#x00A0;, Apprantissage, guide et r&#x00E9;f&#x00E9;rence</emphasis>, Vuibert, 2000
     </member><member><!--l. 331--><abbrev role="biblioentry">
  [3]</abbrev><anchor 
    id="XFrey"  ></anchor>Louis FREY. <emphasis>Analyse ordinale des &#x00E9;vangiles synoptiques</emphasis>, Mouton/Gauthier-Villars, 1972
     </member><member><!--l. 335--><abbrev role="biblioentry">
  [4]</abbrev><anchor 
    id="XGoosens"  ></anchor>Michel  GOOSENS  et  Sebastian  Ratz.  <emphasis>The  LATE X&#x00A0;Web  Companion</emphasis>,  Addison-Wesley  Publishing
     Company, 1999
     </member><member><!--l. 339--><abbrev role="biblioentry">
  [5]</abbrev><anchor 
    id="XHerwijnen"  ></anchor>Eric van HERWIJNEN. <emphasis>SGML Pratique</emphasis>, International Thomson Publishing France, 1995
     </member><member><!--l. 343--><abbrev role="biblioentry">
  [6]</abbrev><anchor 
    id="XKnuth316"  ></anchor>Donald E. KNUTH. <emphasis>3:16 Bible Texts Illuminated</emphasis>, A-R Editions, 1991
     </member><member><!--l. 347--><abbrev role="biblioentry">
  [7]</abbrev><anchor 
    id="XKnuth-web"  ></anchor>Donald   E.   KNUTH,   Silvio   LEVY.   <emphasis>The   CWEB   System   of   Structured   Documentation</emphasis>,
     Addison-Wesley Publishing Company, 1994
     </member><member><!--l. 352--><abbrev role="biblioentry">
  [8]</abbrev><anchor 
    id="XLamport"  ></anchor>Leslie LAMPORT. <emphasis>LATE X&#x00A0;A Document Preparation System</emphasis>, Addison-Wesley Publishing Company,
     1994
     </member><member><!--l. 356--><abbrev role="biblioentry">
  [9]</abbrev><anchor 
    id="XPopineau"  ></anchor>Fabrice  POPINEAU.  <emphasis>Affichez  vos  documents  LATE X&#x00A0;sur  le  Web  avec  TE X4ht</emphasis>,  Cahiers  GUTenberg
     37-38, D&#x00E9;cembre 2000
                                                                                       

                                                                                       
     </member></simplelist>
   </section><!--end likesection--></article>
                                                                                       


