Je nomme Bourgeois les hommes à la destinée desquels la destinée des Prolétaires est soumise
et enchaînée, les hommes qui possèdent des capitaux et vivent du revenu annuel qu’ils leur rendent,
qui tiennent l’industrie à leurs gages et qui l’élèvent et l’abaissent au gré de leur consommation,
qui jouissent pleinement du présent, et n’ont de v
u pour leur sort du lendemain que la continuation
de leur sort de la veille et l’éternelle continuation d’une constitution qui leur donne le premier
rang et la meilleure part. Je nomme Bourgeois les propriétaires depuis les plus riches, seigneurs
dans nos villes, jusqu’aux plus petits, aristocrates dans nos villages, les deux mille fabricants
de Lyon, les cinq cents fabricants de Saint-Étienne, tous ces tenanciers féodaux de l’industrie ;
je nomme Bourgeois les deux cent mille Électeurs inscrits au tableau, et tous ceux qui pourront
encore augmenter la liste, si l’Opposition libérale arrive à son but et parvient à réduire le sens à
un niveau plus bas. Voilà ce que je nomme Bourgeois.
Knoppix User
2003-05-29