Ainsi un bel animal, chef-d’
uvre de la
création il marche, il s’élance, il franchit les hautes
montagnes ; il respire, il sent, il a de la mémoire, il aime, il
engendre. Considérez-le maintenant sous le scalpel de
l’anatomiste : voilà son coeur et ses artères, mais ils ne
battent plus ; ses nerfs, ses muscles, ses os, mais plus de
mouvement, plus de vie ; au lieu de cette vie d’ensemble, de
cette vie unitaire, une vie de décomposition, une vie de mort,
pour ainsi dire, a commencé partout. L’unité de son être est
détruite.
Knoppix User
2003-05-29