« En séparant le dessin des caractères & le dessin des imprimés
Gutenberg a provoqué la frag-men-ta-tion de tous les procédés
de production & de reproduction
des écritures & de leur enseignement.

L’informatique invite les enseignants à reconstituer l’unité
de l’écriture, de son architecture & de ses inscriptions -
en tant que distinctes de toutes les techniques qui servent
à multiplier & à transmettre les écrits.

À rappeler que les chiffres & les lettres ne sont pas des pièces
de rechange, mais la raison d’être de toute informatique -
& la moitié seulement de toute inscription.

Encore faut-il savoir, par exemple, que l’espacement est à l’écriture contrôlée,
ce que le silence est à la parole articulée.
À partir de là… »

Fernand Baudin / L'effet Gutenberg. – Paris, 1994 : Éditions du Cercle de la Libraire. 

NDLR : On est moins radical que Baudin. Certes l'effet Gutenberg existe, mais son origine serait bien récente. 
Fernand aime les démonstrations visuelles, alors en voilà une pour illustrer notre thèse :
voir le fac-similé de Jean François CHAMPOLLION / PRINCIPES GÉNÉRAUX de l'écriture sacrée égyptienne .- Paris : Institut d'orient, 1990. 
On peut y remarquer qu'à l'époque l'Auteur avait encore une haute connaisance de la la mise en page, et que les artisans imprimeurs (Didot) un grand respect des auteurs.
Notre thèse c'est que, plus qu'un effet "effet Gutenberg", il s'agirait d'un "effet mécanographique" né du 19e siècle :
capitalisme, industrie, division du travail, etc.